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Moi et elle

A la boite la clim est réglée à 24°. Entre l’age et la prise de poids, je suis bien plus sensible à la chaleur qu’avant. Et à 24°, je meurs. La nuit je mets la clim à 22°, pour tout vous dire. Et j’ai un peu trop chaud. Certes je reste dans ma couette, bien obligé par les milles-pattes qui traînent et qui veulent me manger (je dors au sol, rappelons-le).

A la boite ils adorent les meetings. Ça oscille entre 3 et 6 par jour… un enfer pour moi.

A la boite, ils adorent les powerpoint. OMG j’en avais jamais fait avant… entendons-nous bien, s’en servir c’est pas difficile, mais faire de beaux powerpoint c’est toute une technique… que je n’ai pas (et dont je me fous totalement). Comment je me suis fait descendre en flammes. Bah ouais les gars, j’en n’ai jamais fait moi… “t’es manager et t’as jamais fait de powerpoint?????????????”. Et ouais les gars, il existe une autre façon de faire que celle de cette boite…

A la boite ils adorent les présentations. O.M.G. J’en n’ai pas fait depuis l’université. Et re: “t’es manager et t’as jamais fait de présentation???????????????”. Bah ouais écoutez, on travaillait pas comme ça, nous… On parlait, tout simplement. C’était pas des présentations avec des roulements de tambour et des trompettes…

Bref, (je passe sur beaucoup de choses) comme dans toutes les boites, on n’imagine pas qu’il y ait une autre façon de travailler. C’était pareil chez Bluebell, c’était pareil chez at&t. Tout va bien. Je vais m’y faire.

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Sneaker Head

Ah tiens, on dirait que je suis parti pour pas mal voyager dans mon travail. France (cool), UK (beuh…), Hong Kong (cool), Singapour (cool), Corée (cool), Australie (cool), US (beuh…).

Je crois pas pouvoir éviter le Royaume Uni, mais les US je fais des pieds et des mains pour éviter.

C’est bizarre quand même. J’aurais pas crû que des pays me répugnassent à ce point (lol). Bon mais vous allez voir, j’exagère encore et si j’y vais je vais en faire mon affaire et ça va me plaire. Aux US je pourrai acheter des Nike à pas cher par exemple.

Au fait à mon boulot pas de costume. C’est jean, tee-shirt, sneakers. Au début je me suis dit que j’allais mettre un costume du lundi au vendredi et y aller casual le vendredi. Ouais. J’ai tenu 4 jours. L’été Japonais (ou n’importe où dans la région) en costume, c’est quelque chose. De très vilain, pour dire les choses candidement.

Je suis aux anges de pouvoir mettre mes Nike au boulot. Un rêve de confort, au-delà de ce que je pouvais imaginer.

Je suis vénère pour les 3 costumes, 10 chemises et paire de pompes que j’ai achetés en Juin. Ils ne m’ont pas coûté cher, mais je déteste acheter un truc pour rien. J’ai l’air d’un con. J’aime pas avoir l’air d’un con.

Alors aux dernières nouvelles, j’ai 7 paires de sneakers Nike, plus 3 paires encore dans leur boite (dont 2 paires qui m’ont coûté que dalle (genre 20 euros) et que je ne vais sans doute jamais mettre). Il me faudrait encore 2 ou 3 paires. Je vais essayer de me limiter à une nouvelle paire par mois, mais je crois que ça va être difficile.

J’exagère? Naaaan, c’est pas le genre de la maison, vous le savez.

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Entretien d’embauche

Wooohooo, mais que se passe-t’il? Trois articles en trois jours?!? J’ai la peche!!

Cette fois avec une grosse boite Japonaise de technologie.

Le boulot: sécurité. Alors non, je ne suis pas un pro de la sécurité, mais j’y ai touché souvent; rédaction d’une security policy, formation d’auditeur pour ISMS, grosse expérience dans la gestion d’équipement de sécurité… Pas un pro mais pas totalement novice non plus. J’ai tenté ma chance parce que oui, la sécurité m’intéresse. Et puis le nom de la boite aussi, forcément (oui, je trouve du prestige aux grosses boites. Désolé.).

Premier entretien avec 3 personnes: le n+1, une collègue, et un jeune des RH.

Le n+1: posé, brillant et sympa. Cool!

La collègue: souriante et naturelle/un brin extravertie. Cool!

Le jeune des RH: super sympa!!! Cool! Je retire tout le mal que j’ai dit des RH! (lol)

L’entretien s’est super bien passé. On a parlé une bonne heure dans une atmosphère détendue, il m’ont montré un véritable intérêt, ils n’étaient pas agressifs, pas un mot de travers, plein tout plein de questions sur moi en tant qu’être humain et non pas en tant qu’employé. Pour faire court, je suis sorti de l’entretien, je le sentais bien!! En plus leurs bureaux sont superbes, ils ont un CE de malade, et des avantages en nature bien, bien intéressants…

Résultat des courses, leurs commentaires au recruteur: “Il est un peu faible en sécurité, en fait il n’y a jamais vraiment travaillé, mais ça s’apprend. Et à côté de ça, il a une carrière de tueur, il parle 3 langues, il est pas con et il est sympa. On le veut!”

………………merci……merci, merci, merci!!

Par contre je gagne trop, alors ils ont demandé de baisser mon salaire de 15-20%. Ah. Bon. J’y ai réfléchi 1-2 heures et j’ai dit oui, parce que la boite est super, parce que le job est super, parce que j’ai bien aimé le n+1, que leurs bureaux sont cools, enfin bref, parce que j’ai juste envie de travailler pour eux.

Et… il y avait une 2e étape dans le recrutement. Cette fois-ci avec le n+2 et le directeur des RH. Ah!

Et bien les deux étaient très sympas et brillants également. On a passé une petite/rapide demi-heure à parler principalement de mon parcours (ma carrière). Pas de question commune avec le premier entretien, ce qui dénote probablement une bonne communication interne.

Par contre, ces deux personnes étaient plus senior (je parle pas de l’age), contrôlaient beaucoup plus leurs expressions, et ils étaient du coup beaucoup plus difficiles à lire. Je suis sorti de ce court entretien avec de gros doutes sur le résultat.

Résultat qui vint 1 heure plus tard. Leur commentaire succinct:

“On le veut. Voici le contrat.”

Et puis ils m’ont tellement apprécié que finalement ils vont me payer le même salaire que celui que j’avais avant. Alors même que j’avais dit d’accord pour le baisser de 20%. Vous y croyez?? Moi j’ai du mal.

O-K-. Ben voila. On y est. Le bout du chemin. Je commence en Juillet.

Je suis aux anges. Super boite, super boulot, bon salaire, super bureaux, super avantages… Vraiment, j’ai du mal à y croire. J’ai une chance de malade.

Remerciements

Tout le monde m’a aidé! J’ai demandé des faveurs et services à droite à gauche, et TOUT LE MONDE a répondu positivement et a fait de son mieux pour m’aider. C’est juste fabuleux. Merci à tous ceux qui m’ont aidé!

Quelques leçons

Prenez ça comme la morale à 2 balles. Ma morale à 2 balles est gratuite, comme disait Eminem. Juste des trucs que j’ai pensé pendant le processus de 8 mois.

  • Ne pas prendre un feedback négatif des recruteurs à cœur. Les recruteurs ne vous connaissent pas ou mal, et ils cherchent n’importe quelle excuse pour justifier de ne pas vous prendre.
  • Qu’un recruteur vous donne un feedback montre que le recruteur est sérieux et respectueux envers vous. Mais c’est pas la peine d’aller en demander un non plus. De toute façon, c.f. morale ci-dessus, vous n’en tirerez pas grand chose, voire même il vous fera du mal.
  • J’ai reçu très très peu de feedback. J’ai dû en recevoir deux, sur un total de 12 entretiens.
  • LinkedIn, ça fonctionne pas terrible. Au début je croyais que si. Mais non.
  • Le marché du travail à Tokyo dans l’informatique est excellent en ce moment. Si je n’ai pas trouvé un job plus tôt, c’est juste parce que je suis nul en entretien. Avec les étrangers principalement.
  • Les recruteurs étrangers ne vous trouveront des jobs principalement qu’avec des étrangers. C’est une erreur que j’ai commise. Bah oui, je m’entends mieux avec les Japonais. Il y a 3-4 semaines je me suis inscrit à JAC, la plus grosse agence de recrutement japonaise du pays. La première offre qu’il m’ont présentée, j’ai été embauché…
  • Les recruteurs étrangers vont vous contacter pour vous proposer UNE offre. Ils vont demander de vous rencontrer, prendre le café, discuter, vous faire perdre des heures… pour rien. Ils veulent juste justifier leur temps de travail. Envoyez-les chier si ils veulent vous rencontrer et que vous n’en avez pas envie, ils vous présenteront quand même parce qu’ils veulent leur commission.
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Entretien d’embauche

Avec une grosse banque. THE entretien qui s’est mal passé. Le pire de tous mes entretiens depuis le début de ma recherche d’emploi. C’est con parce que le boulot m’intéressait (support), que je pouvais le faire, que la boite était super, que leurs bureaux étaient super, bref que tout semblait parfait.

J’ai écrit sur ce que je considère être un bon entretien? C’est à dire que les interviewers devraient s’intéresser à la personnalité du candidat plus qu’à leur expérience pro et compétences techniques? Et bien là, j’ai eu un interviewer qui ne s’intéressait QUE à l’expérience et aux compétences techniques, et RIEN D’AUTRE. Un cauchemar. Plusieurs semaines après je suis toujours autant choqué/énervé. Vous me permettrez de ne pas en dire beaucoup pour soulager ma peine.

Alors, on commence par un petit entretien avec les RH… une catastrophe de jeunette qui m’a littéralement regardé d’en haut… 20 ans de moins que moi, mais qu’importe. Bref. Les RH, des fois…

Ensuite les deux interviewers, une Japonaise et un étranger. L’étranger ne parlant pas japonais, l’entretien fut en anglais. Pas de quoi me présenter sous mon bon jour, car j’ai un anglais assez froid. Pas de problème pour communiquer ou travailler, mais discuter le bout de gras et faire des périphrases pour me mettre en valeur, j’y arrive pas. Déjà qu’en français c’est pas facile pour moi, alors en anglais… Bizarrement en japonais j’y arrive très bien.

La Japonaise fut un fantôme: elle n’a pas dit un mot de tout l’entretien. Ah si, elle m’a posé une question sur… mes compétences techniques…

L’étranger, lui, ne m’a pas apprécié du tout. Il n’était pas antipathique mais sa façon de mener un entretien n’était pas très sympa, ni avantageuse pour moi. Pendant une demi-heure, il a énuméré toutes les compétences techniques qu’il attendait, et qui ne figuraient pas sur mon cv, je répondais comme je pouvais en disant que j’y arriverais, et il complétait en disant “ouais vous savez pas faire, quoi”.

Je n’aurais JAMAIS passé la barrière des CV avec lui si on ne m’avait pas aidé à avoir cet entretien. Problème, le gars n’était pas près à transiger; il voulait une copie conforme du gars qui était là avant. C’était pas moi, donc c’était pas bon. Mes qualités, mon expérience, rien à foutre. Pour vous donner une idée:

Demander de me présenter? Non

Me demander de donner mes points forts/qualités? Non

Me demander ce que je pourrais apporter à la boite? Non

A la place, une suite de questions techniques… Un exemple:

“Vous connaissez Windows 10?”

“Oui, en tant qu’utilisateur et en tant qu’admin. J’ai beaucoup expérimenté dessus.”

“Au travail?”

“euh chez Bluebell, mais c’était windows 2000 et XP à l’époque. Sinon c’est chez moi. Au boulot chez AT&T cependant les collègues venaient me voir moi avant de contacter le support, parce que bah, j’étais bon.”

“Ouais mais ça compte pas ça. Et bluebell c’était ya 13 ans. Bon, vous avez déjà fait des migrations de Windows 7 à Windows 10?”

“Bah non hein, moi j’étais chef de projet pour les telecom… et chez bluebell ben pas de windows 10.”

“Ben comment vous allez faire si on vous demande de le faire?”

“Ben c’est un process extrêmement documenté de partout, c’est pas comme si j’allais être tout seul pour migrer toutes vos machines une par une en partant de zéro. Et puis vous devez avoir des directives “d’en haut” sur comment procéder. On va tester sur une division, regarder les possibles problèmes et ajuster le process pour les autres divisions.” (je résume un peu ma réponse, elle fut plus longue mais en gros c’était les grosses lignes).

“Mouais. Vous l’avez jamais fait quoi?”

… (nan mais sérieux…)

“Bon je vois. Question suivante.”

QUE des questions/réponses comme ça. Un calvaire. J’ai eu envie de claquer la porte mi-chemin, mais ce n’aurait pas été correct vis-à-vis de mon pote qui m’avait eu l’entretien, et puis… j’ai toujours espoir que ça s’arrange…

Donc bon. Entretien horrible et laborieux où on m’a mis un mur devant en permanence. J’avais espoir que l’interviewer reconnaisse ma patience à répondre à des questions sur des trucs pas dans mon cv, mais que dalle. Là pour le coup, j’ai eu un feed-back, et il m’a la-mi-né. Pour résumer son opinion: “complètement nul”. Ben oui. 20 ans de carrière, 10 ans à dealer avec des fortune 500, des projets à millions de dollars sur toute la planète, grosse boite, des pointes d’heures supp à plus de 100 heures mensuelles, 7 ans leader, 5 ans manager, etc. Le gars ne m’a pas trouvé un seul point positif et m’a discardé comme une vieille chaussette. Je suis mi-amusé mi-choqué. Wouah. Vraiment, wouah.

Si un ami vous trouve un entretien, assurez-vous par avance que les personnes qui vont vous faire l’entretien ont apprécié votre cv! Si c’est pas le cas et si la décision de vous embaucher leur revient, refusez l’entretien!! Conseil d’ami. Je l’ai appris dans la douleur.

Merci à mon pote de m’avoir eu cet entretien cependant… C’était sûrement pas quelque chose d’anodin de me l’avoir cet entretien. Et le fait que les interviewers m’aient trouvé nul n’est pas cool pour lui non plus. Genre “ouais le gars que tu nous as trouvé, euh… franchement nul, hein.”. Ça fait pas plaisir de présenter quelqu’un et de se faire dire qu’il était pas bon du tout.

Allez, on oublie tout (on essaie du moins), et on passe au suivant!

(tiens, je ne comptais pas en écrire beaucoup mais finalement j’en ai fait un long article…)

Ah oui, et c’est après cet entretien que je décida de refuser les entretiens avec des étrangers. Fini les gaijin (prononcez ” gaille djine “). J’en suis pas particulièrement fan, et eux carrément ne m’aiment pas.

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Entretien d’embauche

Cette fois-ci, pour une grosse compagnie d’assurances américaine.

Le job: chef de projet en interne, pour la gestion des serveurs (quelques centaines). Implémentation, migration, etc.

Bon. Le nom de la boite: super.

Le job: moyen +. Chef de projet, j’aimerais bien arrêter, mais là ça va encore, c’est sur des serveurs et en interne en plus, alors ça me plait.

L’environnement: japonais à fond, super.

Les n+1 et n+2: super.

Les bureaux…. horribles. La tour où ils sont leur appartient, c’est bien, mais elle date de perpet’. Les bureaux sont vieux, lugubres, les couloirs étroits, mobilier impersonnel… urkh, pas cool. Bon tant pis, je m’y ferai…

Alors premier entretien avec le n+1 et n+2, bref en toute logique avec les personnes qui décident. Les deux sont Japonais et très sympa. Ils me poseront des questions à tour de rôle pendant une bonne heure.

Chose amusante, le n+2 (100 personnes sous lui quand même) ne me posera aucune question pratique/technique, mais uniquement des questions sur ma personnalité et ma vision des choses. Ça alors… Encore un qui a tout compris. On n’embauche pas quelqu’un sur ses compétences techniques ou expérience pro, mais sur sa personnalité et sa vision des choses. J’ai beaucoup de chance d’avoir une 2e opportunité avec quelqu’un qui a cette façon de jauger les candidats.. Il me posera d’ailleurs la question “quand vous embauchez quelqu’un, que regardez-vous principalement?”. Ma réponse: “Je vais passer 8 heures par jour avec lui, je regarde si je m’entends bien avec lui. Et si c’st quelqu’un de sociable qui va s’intégrer. Positif, flexible.”. Et de me répondre avec enthousiasme “c’est exactement ce que je fais…”.

A contrario, le n+1 ne posera que des questions techniques… Lui, ce qu’il voit ce n’est que l’expérience pro. Bon mais je suis solide en serveurs et en gestion de projets alors ça s’est bien passe. Je trouve quand même que plus on monte dans les grades, plus les interviewers ne s’intéressent qu’a la personnalité des gens. Les managers, eux, ne voient souvent pas beaucoup plus loin que le bout de leur nez.

Fin de l’entretien, retour chez moi. Feedback du recruteur: ils m’ont beaucoup aimé. “Alors on passe à la phase 2”. Ah.

La phase 2, entretien avec les ressources humaines.

Si il y a bien une division que souvent je n’apprécie pas, ce sont les RH. Les conneries que j’ai pu entendre de leur part. Pour la plupart d’entre eux, ils feraient mieux de ne s’occuper que de payer les salaires, parce que le recrutement c’est quand même quelque chose de sérieux, quoi.

Je me rappelle d’un autre entretien d’embauche, où j’avais eu affaire à une toute jeunette des RH (étrangère), qui m’avait servi un speech genre “on est une super grosse boite, rendez-vous compte vous allez peut-être avoir la chance de rentrer dans une boite aussi grosse et prestigieuse”. Moui, moi je viens de AT&T vous savez, c’est juste 2-3 fois plus gros (en CA) que votre super grosse boite… Mais vraisemblablement elle ne connaissait pas AT&T… je vous jure…

Bref. Entretien avec une fille des RH, qui ne connaissait RIEN mais RIEN de l’informatique. Que des questions connes. La pire fut “racontez-moi une anecdote de votre précédent job”. Sans rire… En plus c’est le genre de question ouverte sur lesquelles je suis nul, je sais pas quoi leur raconter moi, et franchement ça me fait chier…

Ça ne s’est donc pas super bien passé. Je me dis que quand même, les n+1 et n+2 ne vont pas tenir compte de son avis, merde quoi! Et là on me dit “Phase 3: test psychotechnique”.

Ohhhhh……k. On va voir de quoi il retourne. Je suis assez fort dans ce genre de test, mais j’en n’ai jamais fait en Japonais. J’espère juste que ce sera des math…

Perdu! Test psychotechnique de Japonais en Japonais, chronométré en plus. 15 secondes pour lire 15 lignes et choisir entre 4 réponses de 2 lignes chacune; im-po-ssi-ble. Pour moi en tous les cas. J’arrivais à tout lire (en diagonale) en 14 secondes, reste 1 seconde pour choisir entre 4 réponses qui se ressemblent comme des frères jumeaux. J’ai fait de mon mieux les 30 premières questions puis j’ai laissé tomber la 2e moitié. Il y a eu une partie math aussi que j’ai pas trop mal réussi à mon avis.

Et ben devinez-quoi. J’ai plus jamais entendu parler du recruteur. Les n+1 et n+2 ont préféré faire confiance au test et peut-être à la fille des RH, genre z’ont pas voulu prendre de risque. Ça me laisse un peu pantois, mais…bon. Tant pis. On trouvera mieux!

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Bientôt!

L’ouverture officielle de ma division commerciale B2C est pour bientôt! Je viens de recevoir le thème du site, plus qu’à fignoler ici et là, re-tester les fonctionnalités (pour la 150e fois), vérifier les prix… comme ce fut difficile de décider des prix! Ça m’a pris des jours. Et alors les tuiles techniques… légion. Pour faire marcher FTP, une journée (la faute au firewall qui m’a l’air très sensible) . J’avais aussi un problème de connexion à plusieurs sites en https… une journée (10 heures) pour trouver qu’il fallait décroître le MTU sur les interfaces WAN… Pas évident celui-là!

Bref, côté technique, en serveurs, mail, IIS, firewall et le web en général, j’ai des fait des progrès. En d’autres choses aussi…

J’ai embauché 5 personnes. Un développeur Bangladais, un graphiste Indien, et 3 écrivains (Américain, Canadien et Kenyan). J’aimerais embaucher plus, mais je me retiens jusqu’à ce que j’ai quelques dizaines de clients.

Je suis pressé de commencer l’activité commerciale!

Ah oui, j’ai transféré ce blog sur un de mes serveurs, j’espère ne pas avoir perdu trop de trucs en cours de route… le site cinéma est parti (pour de bon je crois), le site de photos est parti mais reviendra. Les commentaires sont bien là mais ils n’apparaissent pas sur le widget des commentaires récents… Pas le temps de réparer, il se repeuplera avec les nouveaux commentaires.

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Entretien d’embauche

Un peu surgie de nulle part (via LinkedIn), un gars des RH d’une startup internet me contacte pour me demander si je serais intéressé de postuler chez eux.

Il y a des gens dans les RH, ils ne comprennent vraiment rien (et mine de rien, tous les gens de RH que j’ai rencontrés jusqu’à présent dans mes recherches étaient tous vraiment nuls. Sauf peut-être celui de la boite automobile, mais je ne l’ai pas rencontré).

Donc me voilà moi, 12 ans dans une grosse boite centenaire très traditionnelle d’infrastructure postulant dans une startup de software qui n’a pas dix ans… cherchez l’erreur. Moi je l’ai vue tout de suite, mais le gars des RH, non non, tout va bien…

Bon, ils recherchaient un infrastructure manager pour leur bureau de Tokyo. Je me suis dit pourquoi pas, ça peut être rigolo, ça va surement être du grand n’importe quoi (petite boite appelée à devenir grosse, je vois leurs produits partout maintenant que je sais qu’ils existent), mais c’est de l’infrastructure (que j’adore), il y a des stocks options, le bureau de Tokyo est petit mais va devenir gros, y’a ptet un moyen de faire une tite carrière.

Premier entretien en video-conf avec… je sais pas qui, il ne s’est pas présenté, il ne m’a pas donné son titre, rien… le gars en jean/t-shirt (moi en costard cravate… j’ai hésité à m’habiller en t-shirt aussi). Chinois, dans leurs bureaux de Beijing, en open space.

Bon. Clash instantané, mais perso je l’ai trouvé sympa. Tout en ressentant que lui ne m’aimait pas. Rien de personnel, juste il n’aimait pas mon profil. Enfin, c’est ce que j’ai ressenti…

J’ai bien parlé, en anglais qui est un langage avec lequel je suis un peu renfermé d’habitude mais là… soit c’était parce que j’aimais bien le gars, soit parce que je n’avais aucune pression, soit parce que ses questions étaient franchement intéressantes. J’ai l’impression d’avoir bien répondu, il m’a posé un problème d’infrastructure à résoudre que j’ai réglé sans soucis… vraiment, de mon côté ça s’est très bien passé.

Et puis… plus de nouvelles. Ça fait 2 mois. Bon. C’est mort. Je ne sais vraiment pas ce qu’il n’a pas aimé chez moi, en dehors de mon profil grosse boite, mais je n’aurais pas pu faire un meilleur entretien. Pas de regrets, ce n’était pas une boite sur laquelle je fantasmais et elle ne collait pas du tout à mon profil, mais dommage quand même. Je crois que je pense que c’est dommage quand j’ai apprécié mon interlocuteur. Allez, on continue.

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Entretien d’embauche

Cette fois-ci, ce fut pour une institution financière à Singapour. Actuellement, la boite de mes rêves (j’ai des rêves flexibles). Quant à travailler à Singapour, ça me plairait beaucoup: 25 degrés tous les jours, de la pluie tous les jours… mon climat de rêve. Je passe sur tous les avantages que je pourrais lister au sujet d’un travail à Singapour, mais il y en a beaucoup. Non, je n’essaie pas de migrer à Singapour, mais si j’ai une opportunité là-bas, je fonce!

Premier entretien, par téléphone. Un gars vachement sympa, une crème. Pas agressif, pas écrasant, pas m’as-tu vu, juste sympa. Ceci-dit, et ce fut mon impression personnelle, ce n’était pas quelqu’un avec qui on pouvait faire son travail n’importe comment, c’était quelqu’un qui motivait et appelait à faire un travail sérieux. Il y a des gens comme ça, plus que des managers, des leaders. Ils ne sont pas juste là à cracher des ordres, mais à motiver les troupes pour faire un super job.

LE truc qui m’a frappé: il ne m’a pas posé de questions sur mon travail. On a parlé 20-30 minutes, et en dehors de quelques questions détournées, rien sur le travail. Comme il l’a dit, cash, j’ai travaillé 12 ans pour at&t, je peux travailler dans n’importe quelle grosse boite sans difficultés.

Parenthèse: oui, quand on a pu travailler 12 ans dans une grosse boite, on a prouvé qu’on peut travailler dans n’importe quelle grosse boite. Je vois tous ceux qui venaient à at&T venaient tous de grosses boites, NTT, KDDI, Oracle, Alcatel Lucent, etc. Ils étaient comme des poissons dans l’eau chez nous. Et tous ceux qui quittaient at&t n’allaient que dans des grosses boites, Microsoft, Cisco, Apple, Accenture, etc., et s’y plaisaient très bien. Fin de la parenthèse.

Il ne m’a donc pas posé de questions sur mon travail concret, chef de projet chez at&t, ça allait marcher comme chef de projet dans sa boite. Par contre, ne vous y trompez pas, toutes les questions qu’il m’a posées avaient un but concret. Il m’a profilé. Etais-je un gars bien, sérieux, posé, clair, positif, dynamique, etc. En fait, il a fait exactement ce que je fais moi personnellement quand je recrute quelqu’un: l’expérience professionnelle, je m’en fous. Le travail, ça s’apprend. Un caractère ou une personnalité, ça ne s’apprend pas. Et si le candidat est un gros con, même si il sait faire le travail demandé, je ne VEUX PAS travailler avec lui. Je vais passer 8 heures par jour avec lui, je me fous de si il connait windows ou Linux, mais je veux bien m’entendre avec lui.

Et c’est exactement ce que ce manager a fait avec moi. Discuter avec un manager de cette trempe fut une bouffée d’oxygène. Je lui en suis très reconnaissant. D’accord pour qu’on ne me retienne pas, mais que ça soit pour de bonnes raisons, genre le recruteur ne m’aime pas. Ça, c’est une bonne raison. Le fait que je n’ai pas l’expérience truc machin, ce sont des conneries.

2e entretien 2-3 semaines plus tard, par vidéo conférence dans leurs bureaux de Tokyo. Des bureaux magnifiques, ohlala comme j’avais envie d’y travailler. Encore une fois, 20-30 minutes à parler APPAREMMENT de tout et de rien sauf de mon expérience professionnelle (qui donc n’avait que peu d’importance), ma bonne impression de mon recruteur ne fut que renforcée. Chemisette manche courtes, le gars qui la ramène pas mais qui n’en a pas besoin: il est sûr de lui (et à mon avis, à juste titre), il connait sa valeur, nul besoin de se prouver à un nobody comme moi ni à m’écraser ou me mettre la pression. Je vous dis, un gars super pour lequel on a envie de travailler et de faire un bon boulot. Franchement, des gens bien comme ça avec une “aura”, on en rencontre assez peu souvent pour que le peu qu’on rencontre, on est content rien que de les avoir rencontrés.

Et donc, tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais il ne m’a pas pris quand même. Il se trouve qu’il avait la possibilité d’embaucher un de ses contractors (prestataires) déjà sur place… La déveine totale pour moi… LE truc imparable. Forcément, il a déjà sur place un gars qui fait déjà bien le travail, pourquoi irait-il embaucher un gars de l’extérieur. J’aurais fait la même chose que lui, n’importe qui aurait fait le même choix. Il n’y a même pas de question qui se pose (et encore, vu ce qu’il m’a dit, je crois qu’il s’est posé la question, ce qui serait vraiment très sympa).

J’ai reçu la mauvaise nouvelle à 19h. Je suis parti me coucher aussitôt. J’en ai été malade une semaine. Super boulot, super chef, super boite, super pays. ra-té. J’en ai encore un pincement plusieurs mois plus tard.

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Entretien d’embauche

Appelons-la compagnie B. Secteur financier, par lequel je suis très attiré. Une startup. Oui, on peut être dans le secteur financier et être une startup. Japonaise. Dans le groupe des leaders dans sa niche (qui ne va pas rester une niche longtemps a mon avis).

Alors ça commence, un mail d’un recruteur via LinkedIn. Là, je saute de joie. Secteur financier, entreprise leader dans son secteur, qui recherche un chef de projet. Super! Puis elle me donne le JD (description du poste), un job difficile mais que je pouvais tout à fait faire, et là je vois “budget 8M” (64.000 euros). Ah. Je me dis alors que ça ne va pas le faire. Je suis pas accro à la thune et suis flexible, mais il y a des limites. Le roseau aussi il est flexible, mais si on y va à la tronçonneuse, il va se casser. C’est ce que j’aurais dû faire sans doute, me casser. Mais non. Il fallait que je fasse un entretien pour rien.

Premier entretien, vidéo conférence, avec la RH qui m’avait contacté. Ça s’est moyennement bien passé. En fait, les étrangers ne m’aiment pas beaucoup, je suis trop réservé, pas assez agressif, pas loquace, etc. Je croyais que c’était mort. Des semaines sont passées, je n’ai pas rappelé parce que 8M, hein… Ça n’aurait jamais marché de toute façon…

Mais non, en fait ils m’ont rappelé 3 semaines plus tard, pour faire un entretien avec l’équipe en face-à-face. Je n’en revenais pas. J’aurais dû arrêter les frais, c’était maintenant évident que je n’allais pas rentrer chez eux. Mais non. Il fallait que je fasse encore un entretien pour rien.

L’entretien s’est fait avec une fille de l’équipe. Même pas le manager. Même pas le leader. Juste un membre de l’équipe. Elle devait passer par la, ils lui ont dit “tiens, vas t’entraîner aux entretiens pour t’amuser”, quelque chose du genre. J’avais un peu les nerfs, ou en d’autres termes j’étais vexé.

Bon, j’ai bien parlé, j’étais sûr de moi, la fille était sympa. Je me suis dit qu’ils allaient me recontacter pour un entretien avec le manager, normal quoi. Perdu! Ils ne m’ont jamais recontacté. Alors là, je suis sur les genoux. Je me trouve bien qualifié pour faire le job, je fais un bon entretien avec une nobody, et elle me recale!! Mortel! Ahahah…

Et donc là, bien joué, j’ai perdu mon temps avec des entretiens qui n’allaient déboucher sur rien, je le savais et pourtant je les ai fait, et en plus je me prends une claque. Ah bravo. Non vraiment, bravo. Bien joué.

Si ça se trouve, ils m’ont contacté et leur email est passe par la trappe de l’anti-spam (j’en doute), mais je ne les ai pas recontacté genre “euh j’ai pas reçu de réponse, c’est juste parce que vous n’êtes pas sérieux ou…??” , parce que j’ai ENFIN compris que ça ne servait à rien d’essayer de continuer avec eux.

En tous cas, bonne chance pour eux de trouver un gars capable de faire le boulot qu’ils demandent pour 8M.

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Entretien d’embauche

ça va faire 5 mois que je cherche du boulot, alors j’ai fait quelques entretiens. Cela peut aider des gens de savoir comment ça se passe, et puis c’est divertissant.

Je tiens juste à préciser, mon but n’est nullement de descendre les compagnies avec lesquelles je fus en contact, et d’ailleurs elles ne le mériteraient pas (sauf celle dont j’ai parlé l’autre jour, une exception). Hélas, mon style écrit est ce qu’il est, c’est à dire violent… si par hasard vous aviez l’impression que je dis du mal d’une compagnie, merci de vous dire que c’est mon style écrit qui retranscrit mal ma pensée… On peut faire de l’humour sans dire du mal ou critiquer!

Et donc, pour l’article du jour, une grosse compagnie dans le secteur automobile, qu’on appellera “A”. Bon, personnellement je ne suis pas trop attiré par ce secteur, pas sexy à mon gout (purement subjectif), mais la boite était grosse et ils faisaient un travail sérieux auquel je me serais bien vu participer. Selon le “package”, bien entendu (et je ne parle pas QUE du salaire! Il y a tellement d’autres choses importantes!)

Premier RDV, avec les RH, par téléphone. Ça s’est bien passé, le gars était pro, courtois, comme il faut quoi. Ça n’a duré que quelques minutes à peine, en fait il m’appelait juste pour m’expliquer comment le processus allait se passer et que quelqu’un de la business unit qui embauche me contacterait directement pour fixer un RDV (téléphonique encore). Bon, OK.

Trois semaines plus tard, la business unit me contacte! Woah. Je croyais qu’ils m’avaient oublié. Je ne les avais pas recontactés de moi-même, normalement j’aurais dû (ça montre la motivation), mais… secteur automobile… bon… pas totalement motivé… Il y a des signes comme ça… pourquoi je les ignore sur le moment… mystère.

Donc ils me contactent et me fixent un RDV pour… 2 semaines plus tard! Bon… OK. Ça commençait à me faire sourire. 5 semaines et on n’avait pas encore commencé. Ah les grosses boites, hein.

2 semaines plus tard, bien préparé pour un entretien que j’attendais comme difficile mais pro (vu le profil de la boite, désolé je ne peux pas en dire plus), le téléphone sonne, ils m’appellent! Et là le recruteur se présente et me dit en l’espèce “Oui alors on a un candidat qui est en phase finale, on va le prendre c’est sûr donc on n’a plus besoin de vous interviewer. Mais vous avez un profil qui devraient intéresser d’autres business units en IT, il faut que vous rentriez en contact avec eux.”

Ah. Hein??

Je demande si ils vont transférer mon cv, si les RH vont revenir dans la discussion pour gérer ça. Réponse “Non, allez sur notre site web et postulez là où ça vous intéresse.”.

La conversation a duré 3 minutes. 5 semaines d’attente pour un entretien de 3 minutes où on me dit que finalement on n’a pas besoin de moi. Ouate de phoque. Je suis resté 10-20 secondes à regarder mon téléphone après la fin de la conversation, à me répéter ouate de phoque. Puis j’ai bien rigolé pendant une bonne heure.

Allez savoir ce qu’il s’est passé! On n’a pas les tenants et les aboutissants dans ce genre de situation.

Et finalement, je ne suis pas allé voir leur site web. Je le garde sous le coude et les contacterai si je ne trouve toujours rien d’ici quelques mois.