Le footballeur

Année scolaire 1992-1993. Un souvenir bien en relation avec mon occupation du moment.

En terminale au lycée. On avait deux footeux dans la classe, dont un qui ne pensait qu’à ça en dehors du lycée. Notre classe finira d’ailleurs championne du lycée cette année. Je n’avais perso participé qu’aux matches de poules, parce qu’à partir du tableau final (demi ou quart de finale, je sais plus), les équipes avaient moins de joueurs, et j’étais pas dans les 5 meilleurs de la classe (en fait, ils avaient recruté un ou deux autres gars très forts d’une autre équipe de terminale qui avait été éliminée dans les poules: un peu de la triche, mais bon, c’était passé). Le gars en question, une star du foot.

Le gars était a priori sympa. J’écris a priori, parce qu’il était super intraverti. Super discret, mais avec une grosse étiquette “foot” sur le front. On ne s’est pas beaucoup parlé de l’année. Ses potes n’étaient que des footballeurs. Pas des gros bœufs, mais un peu club très réservé, sans dédain apparent. Pas “mal-aimés”, pas “m-as-tu-vu”, pas “adulés”, mais plutôt transparent.

Un week-end durant cette année, il y avait eu un tournoi de tennis à Rezé (même ville que mon lycée). Je devais être aux alentours de 15/3 cette année. Pendant que je faisais un bon match, (beau jeu et j’écrasais mon adversaire) ce gars de ma classe passait par là, m’a vu, et a regardé une partie de mon match. Entre deux points du match, en allant ramasser une balle, je suis passé pas loin de lui, l’ai vu, et il a hoché la tête, comme on fait à un camarade de classe qu’on connait mais qu’on ne fréquente pas particulièrement, qu’on rencontre par hasard pendant le week-end, pour dire bonjour.

Le lendemain matin, au lycée, le gars m’avait dit bonjour! Première fois de l’année. Et on se dira bonjour tous les jours jusqu’à la fin de l’année après ça. C’est aussi la raison pour laquelle j’avais été selectionné dans l’équipe de foot quelques mois plus tard.

J’avais trouvé ça très bizarre (assez pour que je m’en rappelle encore, 20 ans plus tard), mais ça m’avait fait plaisir. On s’est pas rapproché pour autant et le gars est resté largement transparent pour moi; je ne me rappelle plus ni de son nom ni de son prénom, et je n’ai aucune idée de ce qu’il a fait après le lycée.

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