Entretien d’embauche

Je déteste la recherche de travail. Se vendre, c’est quelque chose dont je suis incapable. Dire qu’on est le meilleur (alors qu’on sait que c’est complètement faux) et baratiner dans toutes les longueurs, pas possible pour moi. Mon seul espoir pour trouver un job est que ça clique entre moi et “l’interrogateur”, comme ça l’avait fait pour AT&T.

Un agent m’a introduit à une boite, on va l’appeler “R”… dont j’avais entendu les pires histoires de première main, une boite de malades (qui a surement des gens très bien aussi) avec des guerres internes, des licenciements de masse, et d’autres trucs. J’y avais même fait un entretien il y a tout juste 10 ans, avec 2 personnes mal polies, imbues d’elles-même et de leur boite, une expérience fort déplaisante.

Alors vraiment, VRAIMENT, je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai accepté de faire un nouvel entretien avec eux. Un poste de manager, équipe de 8 personnes (j’ai une expérience de management d’une équipe de 5, et leader d’une équipe de 12), infrastructure (j’en ai bouffé pendant longtemps, serveurs, réseau, etc ), certes j’avais le profil mais j’aurais dû dire non. J’ai été faible, face à l’agent qui aurait bien voulu me placer.

Je me suis dit “après tout, ça fera un entrainement”, grosse erreur de débutant! Passer un entretien avec une boite qui ne nous intéresse pas et à laquelle on dira non de toute façon (sûr de sûr j’aurais dit non), ne sert qu’à se miner le moral.

Le jour dit, entretien par téléphone, je tombe sur une personne… mais alors… antipathique! D’un niveau fabuleux. Pour le coup, ça n’a pas cliqué, hein… Pas du tout du tout. Et agressive en plus. J’ai passé l’âge de ces conneries. Les mecs (ou femmes) qui s’y croient et la jouent far west / wall street, ahlala, je les méprise…

Bon alors de fait, ils ont bien fait de ne pas me prendre, puisqu’on ne s’entendait pas. J’aurais apprécié de lire cela dans leur feedback (compte-rendu), genre “on s’est pas entendus, on n’a pas les mêmes priorités, etc”. Mais non. Il fallait qu’ils tentent de me démolir. Tant qu’à faire, puisqu’ils n’ont pas besoin de moi, autant tenter de me détruire.

Donc, le compte rendu:

1/ pas d’expérience dans le management. Réponse: ?? euh si, c’est dans mon CV et dans la réponse que j’ai donnée à cette question pendant l’entretien. Quand j’ai dit “oui”, la personne a dû comprendre autre chose (?!). Et puis entre nous soit dit, le “management” c’est de la branlette. C’est pas un truc sur lequel il faut stresser, parce que c’est pas compliqué du tout. A mon humble avis (qui vaut ce qu’il vaut, hein! = pas grand chose), leader est bien plus complexe. Diriger des gens sans être leur boss, chaud patate! Et puis même si je n’avais eu d’expérience dans le domaine, éliminer un candidat sur ce point est ridicule et démontre juste la peur de l’interviewer sur le sujet.

2/ Négatif envers mes précédentes compagnies. Réponse: ??? Je suis d’accord sur le point que si un candidat est négatif envers ses précédents jobs, cela donne une mauvaise impression. J’en suis conscient. Alors, ou donc a-t’elle vu que j’étais négatif?? Je n’arrive pas a comprendre comment elle a eu cette impression, pourtant je me rappelle bien de tout l’entretien, et non, je n’ai pas descendu en flammes mes précédents jobs… Bon, mais… si l’interviewer a VRAIMENT eu cette impression, alors je me suis mal exprimé quelque part. Je ferai plus attention la prochaine fois. (tiens, finalement l’entretien aura servi à quelque chose. Je m’en rends compte maintenant.)

3/ Japonais insuffisant. Réponse: ???? Celle-ci, cela faisait TRÈS longtemps que je ne l’avais pas entendue. Je ne vais pas pouvoir commenter dessus, incapable que je suis de commenter sur mon propre niveau (quoique j’en aie une petite idée), mais je prends bien note que l’interviewer m’avait félicité sur mon niveau de japonais pendant l’entretien. Faux-cul! (tatemae, ouais ouais…)

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