Entretien d’embauche

Cette fois-ci, pour une grosse compagnie d’assurances américaine.

Le job: chef de projet en interne, pour la gestion des serveurs (quelques centaines). Implémentation, migration, etc.

Bon. Le nom de la boite: super.

Le job: moyen +. Chef de projet, j’aimerais bien arrêter, mais là ça va encore, c’est sur des serveurs et en interne en plus, alors ça me plait.

L’environnement: japonais à fond, super.

Les n+1 et n+2: super.

Les bureaux…. horribles. La tour où ils sont leur appartient, c’est bien, mais elle date de perpet’. Les bureaux sont vieux, lugubres, les couloirs étroits, mobilier impersonnel… urkh, pas cool. Bon tant pis, je m’y ferai…

Alors premier entretien avec le n+1 et n+2, bref en toute logique avec les personnes qui décident. Les deux sont Japonais et très sympa. Ils me poseront des questions à tour de rôle pendant une bonne heure.

Chose amusante, le n+2 (100 personnes sous lui quand même) ne me posera aucune question pratique/technique, mais uniquement des questions sur ma personnalité et ma vision des choses. Ça alors… Encore un qui a tout compris. On n’embauche pas quelqu’un sur ses compétences techniques ou expérience pro, mais sur sa personnalité et sa vision des choses. J’ai beaucoup de chance d’avoir une 2e opportunité avec quelqu’un qui a cette façon de jauger les candidats.. Il me posera d’ailleurs la question “quand vous embauchez quelqu’un, que regardez-vous principalement?”. Ma réponse: “Je vais passer 8 heures par jour avec lui, je regarde si je m’entends bien avec lui. Et si c’st quelqu’un de sociable qui va s’intégrer. Positif, flexible.”. Et de me répondre avec enthousiasme “c’est exactement ce que je fais…”.

A contrario, le n+1 ne posera que des questions techniques… Lui, ce qu’il voit ce n’est que l’expérience pro. Bon mais je suis solide en serveurs et en gestion de projets alors ça s’est bien passe. Je trouve quand même que plus on monte dans les grades, plus les interviewers ne s’intéressent qu’a la personnalité des gens. Les managers, eux, ne voient souvent pas beaucoup plus loin que le bout de leur nez.

Fin de l’entretien, retour chez moi. Feedback du recruteur: ils m’ont beaucoup aimé. “Alors on passe à la phase 2”. Ah.

La phase 2, entretien avec les ressources humaines.

Si il y a bien une division que souvent je n’apprécie pas, ce sont les RH. Les conneries que j’ai pu entendre de leur part. Pour la plupart d’entre eux, ils feraient mieux de ne s’occuper que de payer les salaires, parce que le recrutement c’est quand même quelque chose de sérieux, quoi.

Je me rappelle d’un autre entretien d’embauche, où j’avais eu affaire à une toute jeunette des RH (étrangère), qui m’avait servi un speech genre “on est une super grosse boite, rendez-vous compte vous allez peut-être avoir la chance de rentrer dans une boite aussi grosse et prestigieuse”. Moui, moi je viens de AT&T vous savez, c’est juste 2-3 fois plus gros (en CA) que votre super grosse boite… Mais vraisemblablement elle ne connaissait pas AT&T… je vous jure…

Bref. Entretien avec une fille des RH, qui ne connaissait RIEN mais RIEN de l’informatique. Que des questions connes. La pire fut “racontez-moi une anecdote de votre précédent job”. Sans rire… En plus c’est le genre de question ouverte sur lesquelles je suis nul, je sais pas quoi leur raconter moi, et franchement ça me fait chier…

Ça ne s’est donc pas super bien passé. Je me dis que quand même, les n+1 et n+2 ne vont pas tenir compte de son avis, merde quoi! Et là on me dit “Phase 3: test psychotechnique”.

Ohhhhh……k. On va voir de quoi il retourne. Je suis assez fort dans ce genre de test, mais j’en n’ai jamais fait en Japonais. J’espère juste que ce sera des math…

Perdu! Test psychotechnique de Japonais en Japonais, chronométré en plus. 15 secondes pour lire 15 lignes et choisir entre 4 réponses de 2 lignes chacune; im-po-ssi-ble. Pour moi en tous les cas. J’arrivais à tout lire (en diagonale) en 14 secondes, reste 1 seconde pour choisir entre 4 réponses qui se ressemblent comme des frères jumeaux. J’ai fait de mon mieux les 30 premières questions puis j’ai laissé tomber la 2e moitié. Il y a eu une partie math aussi que j’ai pas trop mal réussi à mon avis.

Et ben devinez-quoi. J’ai plus jamais entendu parler du recruteur. Les n+1 et n+2 ont préféré faire confiance au test et peut-être à la fille des RH, genre z’ont pas voulu prendre de risque. Ça me laisse un peu pantois, mais…bon. Tant pis. On trouvera mieux!

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