Stokes

21 Juillet 2011

M. Stokes était l’admin systèmes de la compagnie où je travaille actuellement. Venant moi-même de l’admin système (entre autres fonctions) quand j’ai rejoint cette entreprise en 2006, je me suis trouvé des atomes crochus avec elle rapidement. On a eu une bonne relation, vaguement privilégiée, on allait au lunch ensemble parfois, etc (rien d’extraordinaire non plus). Elle m’avait raconté un peu l’histoire de sa famille, 100% japonaise mais divorcée d’avec un Australien, grande fille qui venait de finir ses études, sa nouvelle passion pour les chats (elle en avait acheté deux récemment).

On a eu un petit clash quelques années plus tard, la politique de sa division allant à l’encontre de mon travail dans ma division, je ne me rappelle plus exactement ce que c’était, mais c’était une broutille. Le genre de clash qui se répare facilement et rapidement pour des gens proches, mais dans ma boite personne n’est proche de personne. La broutille en question a stoppé notre relation amicale, mais ce n’était que temporaire.

Et puis en Octobre 2010, il y a eu l’annonce de son départ en retraite à la fin du mois (elle prenait 60 ans). Elle déclara qu’elle alla reprendre des études à la fac, détestant rester inactive. Je n’ai pas eu le temps d’aller la saluer avant son départ, mais j’étais sûr que j’allais la revoir, qu’on allait retomber l’un sur l’autre au hasard d’une sortie à Tokyo, ou que j’allais enfin laisser un message sur son blog, ou qu’elle me contacterait sur mon facebook. Bref, le vide de communication était toujours là depuis la broutille, mais il était temporaire.

Et le temporaire a eu une grosse rallonge; fin juillet 2011 l’annonce de sa mort traversa la boite. J’étais dans la liste des “privilégiés” (une vingtaine de personnes) qui reçut de première main l’annonce de la part de son ancienne division. Crise cardiaque, mort subite et rapide. Il paraît qu’il y a un défaut congénital au cœur dans sa famille.

Passé l’effroi inévitable de l’annonce, ma première pensée fut pour ses chats. J’ai pensé à contacter la famille pour proposer de les reprendre si il n’y avait aucun volontaire, mais je ne l’ai pas fait.

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